L'Hebdo #101 : Mettre en perspective les fluctuations du marché et la nouvelle baisse de taux de la BCE avant celle de la FED

📈 Les news qui ont fait bouger les marchés cette semaine

1. Les marchés boursiers entre incertitudes et rebond soudain

Cette semaine, les marchés boursiers ont connu une reprise notable après une série de baisses marquées, notamment aux États-Unis. Le S&P 500 a gagné 4,02%, effaçant en grande partie les pertes subies la semaine précédente. Ce regain d'optimisme est lié à l'attente des investisseurs concernant la décision de la Réserve fédérale américaine prévue pour le 18 septembre. Les données récentes sur l'inflation aux États-Unis ont apaisé les craintes d'un durcissement monétaire trop prononcé. En Europe, le CAC40 a progressé de 1,54%, porté par des entreprises comme Dassault Systèmes (+7,88%) et Capgemini (+7,28%), tandis que d'autres, comme L'Oréal, ont connu des reculs significatifs (-4,22%). Cette dynamique a été soutenue par la décision de la Banque centrale européenne de baisser à nouveau ses taux, un geste bien accueilli par les marchés, même si l'incertitude demeure.

 

2. La Chine et le Japon à contre-courant

Alors que les principaux indices occidentaux ont rebondi, la situation reste contrastée en Asie. En Chine, les indices continentaux continuent de flirter avec leurs plus bas niveaux depuis cinq ans, reflétant l'impact de la déflation persistante et la faiblesse des statistiques économiques, notamment les importations qui restent moroses. Cette situation pèse sur des secteurs clés, comme celui du luxe, très dépendant de la demande chinoise. En parallèle, le Nikkei 225 au Japon n'a progressé que de 0,52%, la remontée du yen exerçant une pression sur les exportateurs japonais. En dépit de cette performance modérée, les investisseurs restent prudents face à une possible récession en Chine, qui pourrait avoir des répercussions mondiales.

 

3. Entre tensions géopolitiques et innovations technologiques

Sur le front international, plusieurs événements ont capté l'attention des marchés. Aux États-Unis, Donald Trump, en campagne pour un second mandat, a suggéré une surtaxe de 100% pour les pays qui abandonneraient le dollar dans leurs échanges. Par ailleurs, Apple a présenté ses nouveaux produits, notamment des iPhones intégrant des fonctionnalités d’intelligence artificielle. Toutefois, cette présentation n'a pas provoqué l'engouement espéré, les investisseurs estimant que la firme a pris du retard dans la course à l'IA. En Europe, l'ancien président de la BCE, Mario Draghi, a soumis un rapport sur la compétitivité européenne, préconisant des mesures pour rivaliser avec les États-Unis et la Chine, tandis que la BCE a maintenu une politique de baisse de taux, une stratégie qui devrait se poursuivre. Cette conjoncture, bien que rassurante pour les marchés, laisse planer des incertitudes quant aux perspectives économiques globales.

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📰 Le dossier de la semaine : Une vision élargie : mettre en perspective les fluctuations du marché

Les marchés financiers ont récemment été marqués par une volatilité accrue, alimentée par les préoccupations liées au ralentissement économique et à la persistance de l'inflation. Ces fluctuations ont provoqué des replis notables, suscitant l'inquiétude des investisseurs. Toutefois, en adoptant une perspective plus large, il apparaît que malgré ces turbulences, les actions ont enregistré des gains significatifs et demeurent proches de leurs sommets historiques. À l'image de l'iPhone 16 qui met l'accent sur une meilleure qualité d'image et un zoom amélioré, il est essentiel pour les investisseurs de prendre du recul et d'élargir leur champ de vision pour appréhender pleinement les tendances du marché.

 

I. Une volatilité accrue mais des gains à long terme : l'importance d'une vision élargie du marché

 

Les marchés financiers ont récemment connu une augmentation de la volatilité, alimentée par les préoccupations concernant le ralentissement économique et la persistance de l'inflation. Malgré ces fluctuations et les ventes massives qui en ont résulté, il est essentiel de prendre du recul pour observer que les actions ont enregistré des gains significatifs et se situent près de leurs niveaux records. L'analogie avec le lancement de l'iPhone 16 illustre cette nécessité d'une vision plus large : tout comme cet appareil met l'accent sur une qualité d'image améliorée et un meilleur zoom, les investisseurs doivent adopter une perspective élargie pour comprendre les mouvements du marché. En se concentrant uniquement sur les variations à court terme, on risque de perdre de vue les tendances positives à long terme qui continuent de soutenir les marchés financiers.

 

II. Réactions des investisseurs face aux données économiques : replacer les fluctuations dans leur contexte

 

Les données économiques récentes ont suscité des réactions contrastées de la part des investisseurs. Par exemple, un rapport sur l'emploi montrant un ralentissement de la croissance des embauches a ravivé les craintes de récession, entraînant une baisse significative du Dow Jones. De même, des chiffres décevants dans le secteur manufacturier et une stagnation du rythme de la baisse de l'inflation ont provoqué des épisodes de volatilité. Cependant, en adoptant une perspective plus large, ces mouvements s'inscrivent dans un contexte où les marchés ont réalisé de solides gains au cours des deux dernières années. Les achats effectués lors des récents replis ont souvent été justifiés, les prévisions d'une récession imminente semblant exagérées. Bien que des épisodes d'anxiété puissent survenir, notamment en raison des incertitudes politiques à l'approche des élections, il est important de se rappeler que les marchés restent proches de leurs sommets historiques, reflétant une résilience sous-jacente.

 

III. Inflation et politique monétaire : une tendance favorable malgré des obstacles

 

Concernant l'inflation, les dernières données montrent une progression continue mais inégale dans la lutte contre la hausse des prix. L'inflation de base aux Etats-Unis est restée stable à 3,2 %, principalement en raison de la hausse persistante des coûts du logement. Cependant, des baisses de prix ont été observées dans plusieurs catégories, notamment les véhicules d'occasion, les soins personnels et médicaux, les loisirs et l'ameublement, indiquant des signes encourageants. Cette tendance générale à la modération de l'inflation offre à la Réserve fédérale la possibilité d'assouplir sa politique monétaire. Il est anticipé que la Fed entame un cycle de baisse des taux, commençant par une réduction de 25 points de base lors de sa prochaine réunion du 18 septembre. Historiquement, les baisses de taux sans récession ont été favorables aux marchés boursiers, suggérant des perspectives positives pour les investisseurs. Malgré les défis à court terme, une vision à long terme et une compréhension des tendances macroéconomiques restent essentielles pour naviguer efficacement sur les marchés financiers.

 

En bref, bien que les données économiques récentes et les mouvements du marché puissent sembler préoccupants à court terme, une analyse approfondie révèle une situation plus nuancée. Les progrès réalisés dans la lutte contre l'inflation, malgré quelques obstacles, ouvrent la voie à un assouplissement potentiel de la politique monétaire par la Réserve fédérale. Historiquement, de telles mesures sans récession ont été bénéfiques pour les marchés boursiers. Il est donc crucial pour les investisseurs de garder une vision élargie, de mettre en perspective les fluctuations temporaires et de se concentrer sur les fondamentaux qui sous-tendent la résilience et la croissance des marchés financiers.

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🏠 Immobilier : Nouvelle baisse des taux directeurs de la BCE, vers une diminution des taux de crédit immobilier

Le jeudi 12 septembre, la Banque centrale européenne (BCE) a annoncé une nouvelle baisse de ses taux directeurs, marquant ainsi une tendance qui devrait entraîner une réduction des taux de crédit immobilier dans les mois à venir.

 

Après une série de dix hausses en 15 mois, la BCE a opté pour une seconde réduction de ses taux cette année. Les taux de refinancement, de dépôt et de facilité de prêt marginal sont désormais fixés à respectivement 3,65%, 3,5% et 4,90%. Selon la BCE, "le moment est opportun pour réduire encore le caractère restrictif de la politique monétaire", justifiant ainsi cette décision.

La BCE a noté un net ralentissement de l'inflation dans la zone euro, approchant l'objectif de 2%. En août, l'inflation a atteint 2,2%, contre 2,6% en juillet et 5,3% un an plus tôt. En comparaison, en octobre 2022, elle culminait à 10,6%. D'après les prévisions de la BCE, l'inflation devrait s'établir à 2,5% en 2024, 2,2% en 2025 et 1,9% en 2026.

Avec l'inflation désormais maîtrisée, la BCE cherche à stimuler les emprunts des ménages et des entreprises en abaissant les taux d'intérêt. "L'idée est d'encourager les dépenses à crédit", explique Eric Dor, directeur des études économiques à l'IESEG School of Management.

 

Les banques, empruntant à un coût réduit auprès de la BCE, devraient proposer des crédits immobiliers à des taux plus bas. À l'inverse, entre 2022 et 2023, les taux des prêts avaient presque quadruplé en raison de la politique monétaire stricte de la BCE.

Cette baisse des taux devrait soutenir la reprise du marché immobilier. Toutefois, la BCE a averti qu'elle maintiendrait des taux directeurs restrictifs tant que l'inflation ne sera pas stabilisée à 2%. Les analystes anticipent cependant une nouvelle réduction du coût de dépôt à 3,25% d'ici la fin de l'année, ce qui pourrait ramener les taux des crédits immobiliers à environ 3,2%. L'Observatoire Crédit Logement CSA table sur des taux à 3,25%, toutes durées confondues, tandis que des courtiers comme Cafpi et Pretto prévoient des taux compris entre 3% et 3,3%.

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💸 Les annonces d’entreprises à noter de la semaine :

  • BNP Paribas confirme sa trajectoire financière pour 2024 dans une présentation investisseurs.

 

  • L'Etat et les hedge funds en désaccord sur le prix de vente des systèmes de défense d’Atos, selon Les Echos.

 

  • Stellantis va rappeler environ 1,2 million de véhicules aux USA.

 

  • Le nouvel iPhone d'Apple utilisera la technologie de puce de nouvelle génération d'Arm Holdings pour l'IA.

 

  • Interparfums confirme son objectif de revenus pour 2024 et vise une marge "élevée".

 

  • JCDecaux remporte le contrat emblématique des abribus publicitaires de Transport for London.

 

  • HSBC envisage de fusionner sa banque commerciale et sa banque d'investissement pour réduire ses coûts, selon Bloomberg, ce qui en ferait la première division du groupe, devant la gestion de fortune.

 

  • Carrefour place 750 M€ d'obligations dans le cadre de son programme EMTN, avec des contraintes en matière d'émission de CO2 et de prévention du gaspillage alimentaire.

 

  • L'Allemagne place 53 millions d'actions Commerzbank.

 

  • La CJCE condamne Apple à restituer 13 Mds€ d'avantages fiscaux indus à l'Irlande.

 

  • Un essai de phase II de Johnson & Johnson pour un traitement potentiel du cancer du poumon atteint le critère d'évaluation principal.

 

  • L'Oréal participe à une levée de fonds de 35 millions d'euros pour la start-up Abolis.

 

  • TotalEnergies investit dans le premier fonds japonais dédié au développement de l’hydrogène bas carbone.

 

  • Les AirPods d'Apple se transforment en appareils auditifs aux Etats-Unis, après le feu vert de la FDA pour un dispositif transformant le système

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Source : Les Echos, Investir, Investing, Capital, ZoneBourse, Reuters, ABC Bourse

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